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mérite d’être consulté avec intérêt par tous ceux qui veulent suivre le mouvement de la pensée italienne.


J.-T. PERRENS.


Nous avons déjà entretenu nos lecteurs d’une réclamation de M. Madrazo au sujet d’un article de M. Gustave Planche sur l’exposition des beaux-arts en 1855. Les explications que nous avons données dans la Revue du 1er janvier 1856 n’ont pas paru satisfaisantes à M. Madrazo. Nous regrettons qu’il ait prêté à un de nos collaborateurs une intention qui n’a jamais existé, celle de porter atteinte à sa considération personnelle, et nous insérons aujourd’hui la lettre de M. Madrazo. Du reste, pour éclairer complètement le lecteur sur cette réclamation, nous rétablissons ici le texte même dont s’est plaint M. Madrazo, en laissant le public juge entre nous.

Dans la Revue du 1er octobre 1855, en parlant des tableaux envoyés d’Espagne à l’exposition, M. Gustave Planche a dit à propos des portraits inscrits au livret au nom de M. Madrazo : « Je ne veux parler ni de la reine Isabelle, ni de son mari don Francisco, qui n’offrent pas au pinceau d’abondantes ressources : ce serait me montrer trop sévère à l’égard de M. Madrazo que de lui demander pourquoi il n’a pas fait du roi et de la reine d’Espagne deux portraits magnifiques ; mais parmi les femmes de la cour qui ont posé devant lui, il y en a de charmantes, qui tenteraient à bon droit le pinceau le plus habile, et quel parti en a-t-il tiré ? » etc., page 149.

Voici maintenant la lettre de M. Madrazo, que nous n’avons pas insérée d’abord à cause de la suppression de deux membres de phrase, qui tendait à nous faire dire ce que nous n’avions pas voulu dire. Ainsi le commencement et la fin de l’argumentation, qui ne peuvent laisser aucun doute sur la pensée de l’écrivain, sont omis dans la lettre de M. Madrazo, que nous publions intégralement.

Monsieur le directeur,

Dans un article de M. Gustave Planche publié dans l’un des derniers numéros de votre Revue, on lit les lignes suivantes :

« Ce serait me montrer trop sévère à l’égard de M. Madrazo que de lui demander pourquoi il n’a pas fait du roi et de la reine d’Espagne deux magnifiques portraits. »

Sans m’arrêter à l’opinion exprimée par M. Planche, je crois utile que l’on sache que le portrait de la reine d’Espagne, dont il parle, ne figure point à l’exposition ; que ce portrait, à peine ébauché, est encore dans mon atelier à Madrid, et que c’est par erreur qu’il est indiqué sur le catalogue de l’exposition.

Permettez-moi de compter sur votre équité et d’espérer que vous voudrez bien faire insérer cette lettre dans le plus prochain numéro de votre Revue.

Agréez, monsieur le directeur, l’expression de mes sentimens distingués.

FEDERICO DE MADRAZO.

Ce 20 novembre 1855.


V. DE MARS.