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LES
ASSEMBLÉES PROVINCIALES
EN FRANCE AVANT 1789


V.

PROVINCES DU CENTRE ET DU MIDI.


I. — LIMOUSIN.

C’est dans les provinces du centre de la France que nous avons à suivre maintenant l’établissement des assemblées provinciales. Déduction faite du Berri et de la Haute-Guienne, le centre se partageait en trois généralités : Limoges, Riom et Moulins. La généralité de Limoges comprenait les deux départemens actuels de la Haute-Vienne et de la Corrèze, avec une partie de la Creuse et de la Charente ; elle se divisait en cinq élections, Limoges, Tulle, Brives, Bourganeuf et Angoulême, qui forment aujourd’hui dix arrondissemens[1].

L’assemblée provinciale dont le siège était à Limoges devait se composer de 36 membres. Dans les 18 nommés par le roi se trouvaient, pour le clergé, l’évêque de Limoges (M. d’Argentré), l’évêque d’Angoulême (M. de Castelnau), et l’évêque de Tulle (M. de Saint-Sauveur) ; pour la noblesse, le duc d’Ayen, président, et le marquis de Lasteyrie du Saillant ; pour le tiers-état, M. de Roulhac, maire

  1. Les nouveaux chefs-lieux sont Bellac, Rochechouart, Saint-Yrieix, Ussel et Ruffec.