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UN
MANIFESTE PRUSSIEN

Agli Italiani, par Théodore Mommsen, brochure in-8°, Berlin 1870.

Il faut s’attendre à d’étranges découvertes ; on verra se produire des ambitions qu’on devait croire depuis longtemps éteintes, et se développer des théories d’un autre âge à l’appui de ces ambitions. A observer de quels côtés viendront les excès, quels ressentimens jaloux auront continué de couver, quels démentis ou quelles confirmations rencontreront les belles doctrines professées naguère, il y, aura beaucoup d’enseignemens non-seulement pour nous, mais pour l’Europe. Il est utile en tout cas que nous soyons bien informés de ce que pensent et veulent nos ennemis. M. Mommsen, lui aussi, a récemment publié de Berlin ce qu’on peut appeler son manifeste. La voix, d’un tel homme a tout droit à être écoutée. Quiconque s’intéresse de nos jours, aux lettres anciennes rend hommage à l’infatigable ardeur, à la pénétration d’esprit, à la science profonde, qui font de M. Mommsen un philologue, un épigraphiste, un juriste, un historien de premier ordre. Autour de lui se groupent des élèves et des savans qu’il anime de son zèle. Il a une grande position, et voici qu’il se donne en de si graves circonstances comme l’interprète des sentimens nationaux en Allemagne : il le