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LES
RICHESSES SOUTERRAINES
DES ETATS-UNIS

LE CHARBON, LE FER, LE PETROLE.

Un homme d’état anglais a dit que l’avenir était au peuple qui produirait le plus de houille. Si cette prédiction de Robert Peel doit se vérifier, aucune contrée plus que les États-Unis de l’Amérique du Nord n’a le droit d’en revendiquer l’application. Les bassins carbonifères de ce pays ont des dimensions qui sont en rapport avec l’étendue du continent lui-même, et alors que la Grande-Bretagne, depuis quelques années, scrute avec émotion les réserves de ses domaines souterrains, les états de l’Union fouillent toujours plus ardemment leurs richesses houillères sans se demander encore s’il est possible d’assigner une limite à la durée, sinon aux confins de v cette exploitation. Les seules mines de la Pensylvanie ne sont-elles pas aussi étendues que toutes celles de l’Angleterre, et tous les gisemens des États-Unis ensemble n’ont-ils pas une superficie vingt fois plus grande ? La houille dispense partout la lumière, la chaleur, la force, le mouvement ; elle est l’âme de tous ces ingénieux mécanismes qui suppléent de plus en plus aux bras de l’homme, dont l’emploi est si cher en Amérique. C’est pourquoi il n’est pas un point des États-Unis révélant un indice de charbon où le gîte ne soit immédiatement interrogé, attaqué, recoupé par des galeries ou des puits, et cela, quelque éloigné qu’il soit, au pied des Montagnes-Rocheuses ou sur les rivages du Pacifique, dans le Colorado ou en Californie.