Page:Revue des Deux Mondes - 1880 - tome 37.djvu/304

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La fraternité universelle des modernes, ainsi conçue, n’est pas moins supérieure à la fraternité purement nationale des anciens peuples de l’Occident qu’à l’unité mystique ou aux castes des religions orientales. Ce n’est pas un des moindres titres de la France que de s’être élevée, parfois même à l’excès, au-dessus de l’égoïsme national pour concevoir un idéal d’universelle philanthropie : elle a eu tout ensemble le plus vif sentiment de la fraternité humaine et du droit humain, tant ces deux choses sont au fond inséparables. Le