Page:Revue des Deux Mondes - 1882 - tome 51.djvu/411

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Voici un écrivain qui, depuis une dizaine d’années, a publié une dizaine de volumes [1], sans compter les brochures, tous réimprimés plusieurs fois et reproduits à l’étranger. L’un d’eux : Oro nascosto, a paru en allemand avant de paraître en italien ; un autre : Amore bendato, a été traduit en cinq langues et on le traduit maintenant en tchèque. Les critiques les plus autorisés, M. Bersezio, en Italie ; M. Benfey, en Allemagne, l’ont placé très haut parmi les conteurs ; d’autres l’ont appelé le Dickens italien ; un libraire, trouvant cette comparaison injurieuse, a déclaré que M. Farina valait mieux que Dickens. Hâtons-nous d’ajouter que l’humoriste italien a ri le premier de ces superlatifs : à son avis, la critique, en Italie, n’existe

  1. Romanso d’un vedovo, Fiamma vagabonda, Tesoro di Donnina (1873). — Un Tiranno ai bagni di mare, Amore bendato (1875). — Capelli biondi, dalla Spuma del mare (1876). — Oro nascosto, Mio Figlio (1881). — Il signor Io (1882). — Nouvelles : la Famiglia del signor Onorato, Fante di picche, una Separazione di letto e di mensa, un Uomo felice, Due Amori, un Segreto, Frutti proibiti, etc., etc. Ces ouvrages ont été publiés par divers éditeurs, les plus récens par MM. Roux et Favale, de Turin, et imprimés en caractères très élégans, quoique très lisibles. — M. Farina dirige de plus une Rivista minima, petite revue in-18, qui parait depuis douze ans tous les mois.