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LE SÉJOUR A NEU-RUPPIN.


I. — Friedrichs Briefwechsel mit dem Könige Friedrich Wilhelm I seinem Vater, au tome XXVII, 3e partie, des Œuvres de Frédéric le Grand, édition Preuss. — II. Correspondance de Frédéric avec sa sœur Wilhelmine, margrave de Bayreuth, ibidem, au tome XXVII, 1re partie ; avec M. de Camas, et avec M. de Grumbkow, ibidem, au tome XVI. — III. Journal secret du baron Christophe-Louis de Seckendorff. — IV. Koser, Friedrich der Grosse als Kronprinx. — V. Theodor Fontane, Die Graffschaft Ruppin, 1re partie des Wanderungen durch die Mark Brandenburg, 4e édition. — VI. Stadelmann, Friedrich Wilhelm I in seiner Thätigkeit für die Landescultur Preussens, second volume des Publicationen aus den K. Preussischen Staatsarchiven.


Peu d’hommes ont eu autant de souvenirs à repasser à la fin de leur vie, et d’aussi dramatiques, que le prince royal Frédéric, à la fin de sa vingtième année. Sa petite enfance ne lui rappelait aucune douceur, car la maison paternelle était triste et rude. Dès que sa nature avait commencé à se révéler, ses instincts s’étaient trouvés en révolte contre toutes les idées de son père. Ses rares joies avaient été des joies de contrebande, et ses plaisirs, des fruits défendus. Si prudent et si rusé qu’il fût, sa jeune personnalité était trop forte pour ne point transparaître. Son dédain pour les habitudes