Page:Revue des Deux Mondes - 1891 - tome 108.djvu/950

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Havet et que la violence antichrétienne de cette pièce contraste avec d’autres passages des écrits de Mme Ackermann. M. Louis Havet ne veut pas que la pièce, d’une inspiration toute différente, ajoutée par Mme Ackermann à son recueil de 1885, soit celle qu’elle avait composée primitivement. Il est au contraire infiniment probable que Mme Ackermann aura supprimé cette pièce, dans son volume de 1874, par déférence pour M. Ernest Havet, et que, mieux inspirée, elle l’aura rétablie dans celui de 1885. Quant aux mobiles qui ont dicté à M. Ernest Havet ces conseils, suivant moi malheureux, M. Louis Havet affirme que c’étaient des considérations purement littéraires ; je crains que ce ne fussent, au contraire, des préoccupations d’un autre ordre, et le ton de certains écrits de M. Ernest Havet pourrait m’aider à l’établir. Mais c’est là une conjecture dont je me sens mal à l’aise pour discuter le bien fondé avec M. Louis Havet, tant je respecte les sentimens d’un fils qui croit devoir défendre, même sur un point tout à fait secondaire, la mémoire de son père. M. Louis Havet relève également, dans mon article, ce qu’il appelle un écart de langage. J’en pourrais peut-être relever plusieurs dans sa lettre, mais le même sentiment m’empêche de le faire, et j’aime mieux clore ici la polémique en laissant juges des faits les lecteurs de la Revue.

Veuillez recevoir, monsieur le Directeur, l’assurance de mes sentimens de considération distinguée.


HAUSSONVILLE.