Page:Revue des Deux Mondes - 1910 - tome 58.djvu/584

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annonce l’abolition, dans dix ans, de l’ancien système d’examens, enfin, en juillet 1905, paraît l’édit impérial supprimant cette limite de dix ans. Tout l’antique appareil est détruit et remplacé par des dispositions nouvelles. Cette date est à retenir. Elle marque l’origine d’une évolution dans laquelle un tiers de la race humaine change d’un seul coup et radicalement toute son organisation sociale. L’édit se traduit ainsi : « Nous avons reçu un mémoire du vice-roi Yuen établissant que, si le système d’examens n’était pas changé, le peuple hésiterait à suivre les nouvelles écoles comme inutiles. Que les anciennes compositions d’examens cessent donc à partir de l’année 1906, tant à la capitale que dans les provinces ! Les gradués des anciens examens ne seront pas disqualifiés pour les emplois. Les écoles modernes sont, sous beaucoup de rapports, modelées sur les règlemens des anciennes institutions et les classiques y sont encore pris comme fondemens auxquels on a ajouté diverses branches de sciences à cause de leur utilité pratique. Après la publication de cet édit, que le ministre de l’éducation envoie, à toutes les provinces, les livres composés pour servir de guide dans la moderne éducation et rende les gouverneurs et vice-rois responsables du prompt établissement des écoles primaires, qu’on voie bien si des maîtres compétens ont été engagés pour l’instruction du peuple et l’accroissement de l’instruction, qu’aucune négligence ne soit tolérée en ces matières ! » D’après ces prescriptions les écoles du gouvernement ont été constituées, du moins sur le papier, de la manière suivante : les écoles primaires ont été établies dans les villages ; comme par le passé, les enfans apprennent la lecture, l’écriture avec des élémens d’arithmétique et de géographie. Les écoles élémentaires fonctionnent dans les districts : on y donne une teinture de toutes les sciences au lieu de se borner à des cours préparatoires. C’est le commencement de l’a peu près. Les écoles moyennes sont établies dans les préfectures et les sous-préfectures indépendantes. L’étude de l’anglais est commencée, car l’anglais doit servir à l’enseignement scientifique de la nation. Les mathématiques, la géographie et l’histoire font partie de ce programme, ainsi que la littérature chinoise, vieux style. Les élèves sont ensuite admis, après examens, à l’école supérieure du chef-lieu de la province, où les cours portent sur l’anglais et sa littérature, la chimie, la physique, les mathématiques, la trigonométrie et le lever des