Page:Revue des Deux Mondes - 1914 - tome 19.djvu/47

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il me faisait tant de plaisir, ce n’était qu’un amorçage, un moyen de tenter Rome. Sur l’objet même que nous discutons, sur les nobles églises qui meurent par milliers, pas un instant, cet être insensible n’a porté son regard ni sa sympathie.

On vote, et ma proposition est écartée par l’adoption de l’ordre du jour pur et simple qui maintient le statu quo, qui refuse de rien changer à une situation, de l’avis de tous, désastreuse.

La lecture de l’Officiel (après les rectifications) établit qu’il eût suffi de déplacer treize voix pour sauver les églises de France. D’un mot, d’un seul mot, ce jour-là, le Gouvernement, s’il l’avait voulu, les arrachait à la mort.


MAURICE BARRÈS.