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Littératures étrangères
Dostoïwsky peint par sa fille


AIMÉE DOSTOÏEWSKY : DOSTOJEWSKI GESCHILDERT VON SEINER TOCHTER [1]


Le 30 octobre prochain, la Russie s’apprêtait à célébrer le centenaire du glorieux auteur de la Maison des morts. Cette solennité devait compléter l’apothéose du 2 février 1881, où le peuple de Pétersbourg avait fait au grand romancier des funérailles nationales, où quarante-deux délégations avaient accompagné la dépouille funèbre au fameux cimetière d’Alexandre-Newsky, réservé aux plus hauts dignitaires de l’Empire. Des députés de toute la Russie devaient prendre la parole pour glorifier le génial conteur ; des orateurs tchèques, croates, serbes, bulgares loueraient le grand patriote et le grand slavophile, le plus illustre apôtre de l’idée russe dans le monde. Les documents inédits déposés à Moscou au musée Dostoïewsky devaient être mis au jour. La veuve de l’écrivain avait décidé de publier ses souvenirs sur son mari et surtout son journal de jeune mariée, témoignage si important pour l’histoire de la vie intime du romancier à l’époque de ses voyages et de son séjour à l’étranger. On pouvait prévoir qu’il sortirait de là des études qui renouvelleraient l’idée que nous nous faisons du grand homme dont l’œuvre a tant ému la Russie et le monde dans les cinquante dernières années.

  1. 1 vol. in-8°.Eugen Rentsch, édit. Zurich, 1920.