Page:Richepin - La Chanson des gueux, 1881.djvu/180

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
143
gueux de paris


XIX

LA PETITE QUI TOUSSE


Les aiguilles des vents froids
Prennent les nez et les doigts
         Pour pelote.
Quel est sur le trottoir blanc
Cet être noir et tremblant
         Qui sanglote ?

La pauvre enfant ! Regardez.
La toux, par coups saccadés,
         La secoue,
Et la bise qui la mord
Met les roses de la mort
         Sur sa joue.

Les violettes sont moins
Violettes que les coins
         De sa lèvre,