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les gas

S’élève, tout là-bas, à l’autre bout du quai.
C’est un nouveau bateau qui rentre, remorqué.
Une autre bande est là, douloureuse, minable.
Pauvres damnés à la besogne interminable !
Et de partout, du fond du port, du seuil des flots,
L’ombre de l’horizon se peuple de sanglots.
Et la nuit semble un champ plein de larves funèbres
Qui pour l’éternité pleurent dans les ténèbres.

La oula ouli oula oula tchalez !
Hardi ! les haleurs, oh ! les haleurs, halez !