Page:Richer - Anatomie artistique, 1.djvu/103

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
91
MUSCLES DU TRONC ET DU COU.


Trapèze.


Insertions : en dedans, aux apophyses épineuses des dix premières vertèbres dorsales et de la septième cervicale, au ligament de la nuque, à l’occipital (tiers interne de la ligne courbe supérieure) ;

En dehors, à la clavicule (tiers externe du bord supérieur), à l’omoplate (bord supérieur de l’acromion et épine).

La plupart de ces insertions se font par des fibres aponévrotiques assez courtes, mais ces fibres, plus longues en trois endroits, forment de petites aponévroses qui méritent d’être signalées :

1° Au pourtour de la saillie de la proéminente, une aponévrose ovalaire formée par la réunion des deux muscles de chaque côté de la ligne médiane ;

2° Une aponévrose triangulaire qui termine par en bas la pointe du trapèze ;

3° Au niveau des insertions de l’épine de l’omoplate, une seconde aponévrose triangulaire.

Ces trois aponévroses influencent la forme extérieure : la première produit le méplat médian, qui se trouve à la limite du cou et de la région spinale et au milieu duquel se voit la saillie de la proéminente ; la deuxième tronque le sommet inférieur du trapèze ; enfin la troisième est la cause de la dépression qui s’observe à la naissance de l’épine de l’omoplate près du bord spinal. Suivant les individus, ces aponévroses varient d’étendue ; il en résulte de grandes modifications dans les formes dont elles sont la cause.

Muscle plat et triangulaire, le trapèze est d’une épaisseur très inégale. Mince en haut, mince en bas, il devient très épais à sa partie médiane qui comprend tout l’angle externe dont l’insertion se fait à la clavicule et à l’acromion.

Cette partie épaisse du muscle repose sur le sus-épiueux et l’angulaire de l’omoplate. Elle forme la ligne sinueuse de l’élargissement inférieur et postérieur du cou chez les sujets fortement musclés.

En haut, le muscle se moule exactement sur la couche profonde, le bord antérieur seul se distingue parfois nettement depuis l’occipital jusqu’à la clavicule. En bas, le trapèze est soulevé par le relief puissant du rhomboïde, puis appliqué sur les spinaux et le grand dorsal, et la forme triangulaire de son extrémité inférieure se lit généralement assez bien sous la peau.

Action. — Par son faisceau occipital il étend la tête, l’incline de son côté et tourne la face du côté opposé. Quand les deux trapèzes agissent simultanément, la tête est étendue directement.

Par sa partie moyenne, il élève le moignon de l’épaule. Par son tiers inférieur, il abaisse le moignon de l’épaule et rapproche l’omoplate de la ligne médiane.