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MUSCLES DU MEMBRE SUPÉRIEUR.

Ce muscle, appliqué directement sur le squelette au devant de l’articulation du coude, soulève la partie inférieure du biceps qu’il déborde de chaque côté.

Action. — Il fléchit l’avant-bras sur le bras.


Biceps brachial. (Pl. 56, fig. 2.)


Muscle allongé divisé supérieurement en deux portions : la longue portion et la courte portion.

Insertions : supérieurement, au rebord supérieur de la cavité glénoïde de l’omoplate (par la longue portion) et au sommet de l’apophyse coracoïde (par la courte portion) ;

Inférieurement, à la moitié postérieure de la tubérosité bicipitale du radius.

L’agencement des fibres charnues de ce muscle est des plus simples. Nées supérieurement de l’intérieur d’un cône creux tendineux (pour la longue portion) et de la face profonde d’une aponévrose d’insertion (pour la courte portion), elles se rendent inférieurement aux deux faces d’une aponévrose centrale dont les fibres se rassemblent pour constituer un tendon fort résistant.

Étendu du squelette de l’épaule à celui de l’avant-bras, le biceps occupe presque à lui seul la face antérieure du bras où il est sous-cutané dans les deux tiers inférieurs environ de son étendue. Le tiers supérieur, en effet, est masqué par le deltoïde et par le grand pectoral à son insertion humérale. C’est au-dessous de ce dernier muscle que le corps charnu du biceps apparaît, au moment on viennent de se fusionner les deux portions qui le composent supérieurement. Chez quelques sujets, on peut saisir, dans certains mouvements du bras, la marque de cette scission à la partie supérieure du relief bicipital. Sa situation permet d’apprécier facilement les changements de forme qu’il subit suivant les degrés divers de la contraction. On peut noter d’une façon générale que les fibres charnues descendent un peu plus bas en dedans qu’en dehors inférieurement son tendon est visible sous la peau, jusqu’au point où il s’enfonce entre le brachial antérieur et le long supinateur pour gagner la tubérosité bicipitale, c’est-à-dire peu au-dessous du pli de la saignée. Il est d’autant plus visible que le muscle est en action et son relief varie avec le degré de flexion du membre. On reconnaît parfaitement, au travers de la peau, l’expansion aponévrotique qui se dirige vers le bord interne de l’avant-bras. (Pl. 59.)

La longueur du corps charnu est fort variable suivant les individus, elle se fait aux dépens du tendon inférieur qui diminue en proportion, de telle façon que le modelé du membre est fort différent suivant que le biceps se rattache au type des muscles courts ou à celui des muscles longs. Dans le premier cas, la partie antérieure du bras, même dans le relâchement musculaire, prend l’aspect globuleux, les méplats du brachial antérieur