Page:Rivoire - Œuvres, Poèmes d’amour, 1909.djvu/245

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Larmes

Une larme, une larme encore…
du fond de mon cœur anxieux,
lentement, je vous sens éclore,
O douces larmes, fleurs des yeux !

Vous montez lourdes et pressées,
et voici que monte avec vous
tout un flot de choses passées
au murmure puissant et doux.

Loin, très loin, dans l’ombre j’écoute :
mes souvenirs sont en chemin ;
l’un poussant l’autre, goutte à goutte
ils tombent et brûlent ma main.