Page:Rivoire - Œuvres, Poèmes d’amour, 1909.djvu/246

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Coulez toutes, anciennes larmes !
Je vous accueille sans remords,
derniers regrets, suprêmes charmes
des bonheurs fragiles — et morts !

Vous êtes tout ce qui persiste
du rêveur tendre que je fus…
quittez pour toujours ma chair triste,
pleurs attardés, soupirs confus ;

survivantes de mes alarmes,
reliques d’un lointain émoi,
je sens avec vous, douces larmes,
tout le passé sortir de moi.