Page:Robida - Aladin.djvu/4

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Le génie revint portant un grand bassin.


et versa dessus un liquide en prononçant de mystérieuses paroles… Aussitôt la terre s’entr’ouvrit, mettant à découvert une grosse pierre carrée, munie en son milieu d’un anneau.

— Sachez, dit le magicien à Aladin, que, sous cette pierre, un trésor est caché qui vous est destiné, prononcez le nom de votre père en empoignant l’anneau : la pierre viendra à vous sans peine.

Aladin y réussit et aperçut un caveau assez profond avec un escalier conduisant à une porte.

— Descendez dans ce caveau, lui ordonna le magicien, vous arriverez dans une grande salle. Au fond vous trouverez une porte donnant accès sur un jardin planté de beaux arbres chargés de fruits. Traversez ce jardin et vous aboutirez à une terrasse où vous verrez, dans une niche, une lampe allumée. Prenez cette lampe, éteignez-la, videz-la et apportez-la moi.

Puis il lui passa au doigt un anneau qui devait le protéger. Le jeune homme suivit ses instructions, s’empara de la lampe et, en passant, cueillit quelques-uns de ces fruits qui pendaient aux arbres. Arrivé à l’entrée du caveau, il demanda à son oncle de lui donner la main pour l’aider à monter…

— Donnez-moi d’abord la lampe, lui dit le magicien.

— Pas du tout… je vous la remettrai aussi bien lorsque je serai sorti d’ici…

Cet entêtement mit le magicien dans une rage folle. Il jeta de son liquide sur le feu en prononçant quelques paroles magiques et la pierre se referma sur Aladin.

Quant au magicien, il ne lui restait plus qu’à retourner en Afrique. En effet,