Page:Robida - Aladin.djvu/5

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Aladin alla vendre un à un les plats d’argent.


s’il connaissait les vertus de la lampe merveilleuse et le lieu où elle se trouvait, il fallait qu’un autre alla la prendre et la lui remit. C’est dans cet unique but qu’il s’était fait passer pour l’oncle d’Aladin.

Celui-ci descendit jusqu’au bas du caveau, mais la porte avait disparu. Alors il se rendit compte qu’il était enterré vif. Au bout de trois jours, sentant ses forces diminuer, il implora Dieu en joignant les mains et ainsi frotta l’anneau que le magicien avait passé à son doigt. Aussitôt un génie à la figure effroyable lui apparut et dit :

— Que veux-tu, je suis prêt à t’obéir comme ton esclave et l’esclave de tous ceux qui ont l’anneau au doigt !

— Je te prie, répondit Aladin, de me faire sortir de ce lieu.

Aussitôt la terre s’entr’ouvrit et Aladin se trouva dehors. Il reprit le chemin de la ville et arriva chez sa mère qui le croyait perdu. Il lui conta ses aventures et lui montra la lampe et les fruits magnifiques qu’il avait cueillis dans le jardin, mais ils en firent peu de cas : ils ne savaient pas que c’étaient des pierres précieuses. Aladin demanda à sa mère de lui servir à manger, mais comme elle n’avait pas d’argent, il lui proposa d’aller vendre la lampe qu’il avait rapportée.

— Elle est bien sale, mon fils, dit-elle, on ne vous en donnera pas grand-chose dans cet état. Mais attendez, elle sera vite nettoyée.

Elle avait à peine commencé à la frotter qu’un gigantesque et hideux génie se dressait devant elle, s’écriant :

— Que veux-tu ? Moi et tous les esclaves de la lampe nous sommes