Page:Robida - Aladin.djvu/7

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À quelque temps de là, le Sultan ordonna que les boutiques fussent fermées et que chacun s’enfermât chez soi, afin que sa fille, la princesse Bradoulboudour put aller et revenir du bain. Une invincible curiosité naquit aussitôt chez Aladin : il voulait voir à découvert le visage de la princesse. Il se plaça derrière la porte du bain et, grâce à une fente qui lui permettait

Ils furent tous deux brusquement enlevés.


de voir sans être vu, la princesse lui apparut : c’était une brune merveilleuse, aux grands yeux vifs et brillants. Cette agréable vision impressionna si profondément Aladin qu’il résolut de la demander en mariage au Sultan son père ! La mère d’Aladin fit tous ses efforts pour lui montrer qu’il manquait absolument de bon sens.

— Et vous semblez oublier d’autre part mon fils, ajouta-t-elle, qu’on ne se présente pas chez le Sultan sans lui faire un cadeau en rapport avec la grâce qu’on lui demande ?

— Eh bien ! ma mère, j’ai rapporté du jardin de la lampe des fruits admirables. J’ai appris, depuis, que c’étaient des pierreries d’une valeur inappréciable, de telle sorte qu’elles constituent un présent digne du Sultan. Vous devez bien avoir une coupe de porcelaine, nous les disposerons dessus !

Le lendemain, sa mère était à la porte du palais, son présent enveloppé dans un linge fin. Il y avait beaucoup de monde à l’audience du Sultan, qui