Page:Robida - Aladin.djvu/6

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prêts à t’obéir comme tes esclaves et les esclaves de tous ceux qui ont la lampe à la main !

— Apporte-moi de quoi manger, répondit-il, j’ai faim !

Le génie disparut et revint presque immédiatement portant un grand bassin et douze plats d’argent chargés d’excellents mets. La mère et le fils dinèrent copieusement, après quoi Aladin dit à sa mère :

— Je me garderai bien de vendre cette lampe. Puisque le hasard nous a fait découvrir ses merveilleuses vertus, sachons en profiter sagement de façon à ne pas nous attirer la jalousie de nos voisins !

Quand les provisions furent épuisées, Aladin alla vendre un à un les plats d’argent. Il n’eut recours à la lampe qu’à bout de ressources. Il la prit alors, la frotta et le génie lui apparut.

— J’ai faim, lui dit Aladin, apporte-moi de quoi manger !

Le même service que la première fois lui fut apporté par le génie : il n’usa de ses provisions qu’avec sagesse et alla ensuite vendre les plats.

Aladin pourvut ainsi à ses besoins et à ceux de sa mère pendant quelques années, n’ayant recours au génie de la lampe qu’en toute nécessité. Il ne fréquenta plus que des personnes instruites et apprit ainsi que les fruits merveilleux qu’il avait cueillis étaient des pierres d’une valeur inestimable.

Elle lui présenta la coupe de porcelaine remplie de pierreries multicolores, aux feux éclatants.