Page:Rodenbach - La Jeunesse blanche, 1913.djvu/116

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LA MORT DE LA JEUNESSE


 
Chacun voit arriver des jours de deuil profond
Où sa jeunesse blanche est à jamais finie
Et chuchote en pleurant des adieux d’agonie,
Avec le geste doux des aimés qui s’en vont.

Des fermoirs d’éternel silence ont clos sa bouche,
Mais tandis qu’on la mise en terre, tristement,
Dans la maison de l’Âme ― après l’enterrement ―
Comme on se trouve seul, douloureux et farouche !