Page:Rodenbach - La Jeunesse blanche, 1913.djvu/20

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



LES JARDINS


 
Les jardins de l’enfance aux roses oubliées
Ressuscitent parfois dans un vieux livre où dort
Les ailes repliées
D’un grand papillon mort !

On songe avec tristesse aux aubes en allées
Où le papillon mort, grisé par les chaleurs,
Ouvrait dans les allées
Son éventail en fleurs.

On songe qu’en ces jours de floraison première
La Jeunesse, elle aussi, posait par les chemins
Ses ailes de poussière
Sur les pâles jasmins