Page:Rodenbach - La Jeunesse blanche, 1913.djvu/6

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PROLOGUE


À Madame X.


À vous dont les cheveux de neige et de clarté
Encadrent doucement la figure indulgente,
— Ainsi dans les grands bois un vieux chêne s’argente
Des fils blancs de la Vierge à la fin de l’été,

À vous l’ancienne, à vous la bonne, à vous la seule
Pour qui j’ai de ma vie entr’ouvert les rideaux,
À vous dont l’âme est blanche autant que vos bandeaux
Et que j’aime à jamais comme on aime une aïeule,