Page:Rodenbach - La Jeunesse blanche, 1913.djvu/76

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DOUCEUR DU SOUVENIR


 
Souvenir ! ô douceur d’un amour qui s’achève !
Souvenir ! ô douceur d’un songe qui n’est plus !
Rappel triste, en marchant, d’anciens vers qu’on a lus ;
Écume de la mer dont s’argente la grève.

L’église a disparu, mais la cloche on l’entend !
Souvenir ! ô douceur de la convalescence !
Charme de la sourdine et de la réticence
Qui font paraître au loin le rythme plus chantant.