Page:Rodenbach - La Jeunesse blanche, 1913.djvu/78

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CHOSES FATALES


 
L’ai-je jamais aimée ou n’est-ce qu’un léger
Caprice qui m’a fait un moment fleurir l’âme ?
Ainsi dans les jardins, sous le soleil en flamme,
Les floraisons d’avril que le vent fait neiger.

Est-ce elle que j’aimais ou l’amour ? Que m’importe,
Si j’ai senti mon cœur pavoisé d’un drapeau,
Si j’ai pendant un jour trouvé le ciel plus beau
Et joui des chansons qu’on chantait à ma porte !