Page:Rodenbach - Le Règne du silence, 1901.djvu/106

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Et dont le vent effeuille à terre la lumière…
Lanternes s’allumant à l’heure coutumière
Plus ternes par les soirs de noël ou toussaint,
Qui s’allongent, dans l’air mouillé, comme des rampes
Et qu’en leur solitude aucun passant ne plaint,
Tristes lanternes, — sœurs malheureuses des lampes !
Que le vent exténue à chaque carrefour
Et qui n’auront jamais, dans ces jours de novembre,
Les doux miroirs, le nid d’étoffe d’une chambre,
Et le dorlottement des guimpes d’abat-jour !