Page:Rodenbach - Le Règne du silence, 1901.djvu/61

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C’est ainsi que l’eau frêle a vécu d’irréel !
Certes brièvement s’y réfléchit le ciel ;
Mais, si peu que ce soit, elle possède une âme
Où l’unité divine apparaît par instants ;
Qu’importent les reflets encore intermittents,
Puisqu’ils y sont mêlés en une seule trame
Et que dans l’eau déjà sont réconciliés
Des nuages, des tours et de longs peupliers.