Page:Rolland - Au-dessus de la mêlée.djvu/172

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


NOTES

De la page 5 (LETTRE à GERHART HAUPTMANN)

La lettre à Gerhart Hauptmann, écrite après la ruine de Louvain et dans l’émotion de la première nouvelle, a été provoquée par un article retentissant de Hauptmann, paru peu de jours avant. Il y repoussait l’accusation de barbarie lancée contre l’Allemagne, et la retournait… contre la Belgique. L’article se terminait par ces lignes :

«… Je donne à M. Maeterlinck l’assurance que personne en Allemagne ne songe à imiter les actes de sa « nation civilisée ». Nous préférons être et rester les barbares allemands, pour lesquels les femmes et les enfants de nos adversaires son sacrés. Je peux lui assurer que nous ne massacrerons et ne martyriserons jamais lâchement des femmes et des enfants belges. Nos témoins sont aux frontières ; le socialiste à côté du bourgeois, le paysan à côté du savant, le prince à côté de l’ouvrier ; et tous combattent avec une pleine conscience pour un noble et riche trésor national, pour des biens intérieurs et extérieurs qui servent et au progrès et à l’ascension de l’humanité. »



De la page 25 (ÀU-DESSUS DE LA MÊLÉE.)

Mes adversaires n’ont pas manqué d’utiliser ce texte pour m’attribuer des sentiments de mépris à l’égard des races d’Asie et d’Afrique. — Cette accusation est d’autant moins fondée que j’ai parmi les intellectuels d’Asie de précieuses amitiés, avec qui je suis resté en