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ÉPILOGUE

PAR LA RÉVOLUTION, LA PAIX ![1]


À l’heure d’excitation et de désarroi dangereux où se trouve l’opinion française, livrée à une presse sans scrupules aux mains des puissances d’affaires, c’est le devoir de tout homme qui voit clair de parler clair et de prendre ses responsabilités.

En des jours comme ceux-ci, notre appel d’Amsterdam contre la guerre et le fascisme réalise tout son sens plein et précis.

Nul plus que nous ne hait le fascisme. Nul plus que nous n’est convaincu du danger permanent que constitue pour la France, pour le monde, la dictature hitlérienne. Nul plus que nous n’est certain qu’elle couve un dessein entêté de revanche, d’agression et de conquête, sous le machiavélisme de ses protestations diplomatiques de paix que contredisent ses publications chauvines et ses appels enragés, à l’intérieur du pays. Nul plus que nous ne veut sa ruine.

Mais précisément pour cela, nous ne voulons point que

  1. Publié dans « Monde », 29 mars 1935.