Page:Rolland Les origines du théâtre lyrique moderne.djvu/302

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


APPENDICE AU CHAPITRE VIII

L'OPÉRA EN ANGLETERRE (1).

��L'opéra est en Angleterre comme en France une importation italienne. — Addison et Saint-Evremond. — Pourquoi les Anglais, malgré leur génie lyrique, n'ont pas eu de drame lyrique national. Raisons philosophiques et historiques. Ce que pourrait être un Opéra vraiment anglais.

Le théâtre du seizième siècle et les intermèdes musicaux. Shakespeare et la musique. — Les Masques. Les Italiens en Angleterre. Ferabosco et Lanière. — Cornus de Milton. — Davenant et le style « récitatif. » — Mat- tew Lock. Shakespeare en musique. — L'opéra anglais semble sur le point de trouver son expression personnelle avec Dryden et Purcell.

Esthétique musicale et dramatique de Dryden. — Luttes de l'esprit national contre l'imitation étrangère. — Henry Purcell. Sa vie et ses œuvres. King Arthur et Don Quichotte. Originalité de Purcell. Le Duodrama. — L'opéra tombe aussitôt après lui. Snobisme et trivialité. — The Beggar's Opéra. — Haendel en Angleterre.

��L'expression musicale des sentiments dramatiques n'est pas plus naturelle en Angleterre qu'en France. « Tout le monde fut d'abord d'une surprise extrême d'entendre des généraux com- mander en musique, et des dames donner des messages en chan- tant. On ne pouvait s'empêcher de rire, toutes les fois qu'on en- tendait un amant chanter un billet doux d'un bout à l'autre, et fredonner même le dessus d'une lettre. La fameuse bévue d'une de nos anciennes comédies, où l'on avertissait les lecteurs qu'un roi, accompagné de deux violons, entrait seul, n'était plus une

(1) Ce chapitre est fait d'après les publications anciennes et les historiens anglais. Il faudrait le compléter par des recherches dans le pays même, où sont nombreuses et sans doute peu explorées les collections du dix-sep- tième siècle.

Les premiers grands noms de la musique dramatique anglaise paraissant un peu au delà du cadre de ce travail, j'ai relégué à l'appendice cette étude très sommaire. Elle doit seulement concourir à montrer la puissance du mouvement lyrique italien, et son développement à travers toute l'Europe.

�� �