Page:Rosny - La force mystérieuse, 1914.djvu/133

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VI

L’AUBE


Quand il s’éveilla, une lueur faible et couleur de cuivre filtrait par la fenêtre orientale. Il demeura une minute tout tremblant, plein encore de la pesanteur du rêve. Peu à peu, ses pensées s’éclaircirent et se coordonnèrent. L’horreur du réveil apparut. Le froid était devenu insupportable ; la face de Meyral en était toute transie… Il regarda autour de lui, il aperçut confusément les matelas où étaient couchés ses compagnons. Aucun souffle ne s’entendait dans le grand silence.

— Ils sont morts ! balbutiait Meyral terrorisé.

Il se dressa, la tête vertigineuse, il se dirigea vers le matelas le plus proche et discerna confusément une chevelure pâle. Une