Page:Rosny aîné - Le Cœur tendre et cruel, 1924.djvu/193

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croient les jeunes hommes exaltés, même auprès des Stéphanie. Comme il ne les trouvait pas, il parla au hasard :

— Même pendant là bataille, je pense à vous… Au milieu des blessés et des morts… Dès que je m’éveille, c’est vous que je vois. Ô Stéphanie, si vous saviez… vous êtes ma consolation et mon chagrin… Sans vous, tout est affreux !

Elle comprenait, mais elle était gênée par la tournure des phrases. Tout de même, elle y prenait plaisir, surtout à cause de la voix.

— Si vous m’aimiez, comme tout serait bien ! soupira-t-il.

Ceci, elle l’entendait bien ; elle fit un sourire plein d’indulgence. Mais les minutes passaient et, comme toujours, il allait sortir de la resserre avec son inquiétude… Alors,