Page:Rostand - Cyrano de Bergerac.djvu/82

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



De guiche.

Doit rager aujourd’hui.Sait-on qui c’est ?C’est moi.

(Les rires s’arrêtent.)

Je les avais chargés de châtier, — besogne
Qu’on ne fait pas soi-même, — un rimailleur ivrogne.

(Silence gêné.)


Le cadet, à mi-voix, à Cyrano, lui montrant les feutres.

Que faut-il qu’on en fasse ? Ils sont gras… Un salmis ?


Cyrano, prenant l’épée où ils sont enfilés, et les faisant, dans un salut, tous glisser aux pieds de De Guiche.

Monsieur, si vous voulez les rendre à vos amis ?


De guiche, se levant et d’une voix brève.

Ma chaise et mes porteurs, tout de suite : je monte.

(À Cyrano, violemment.)

Vous, Monsieur !…


Une voix, dans la rue, criant.

Vous, Monsieur !…Les porteurs de monseigneur le comte
De Guiche !


De guiche, qui s’est dominé, avec un sourire.

De Guiche !… Avez-vous lu Don Quichot ?


Cyrano.

De Guiche !… Avez-vous lu Don Quichot ?Je l’ai lu.
Et me découvre au nom de cet hurluberlu.


De guiche.

Veuillez donc méditer alors…


Un porteur, paraissant au fond.

Veuillez donc méditer alors…Voici la chaise.


De guiche.

Sur le chapitre des moulins !


Cyrano, saluant.

Sur le chapitre des moulins !Chapitre treize.


De guiche.

Car lorsqu’on les attaque, il arrive souvent…


Cyrano.

J’attaque donc des gens qui tournent à tout vent ?