Page:Rouleau - Légendes canadiennes tome II, 1930.djvu/27

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soir. Pendant la soirée, vous faites la même chose. La nuit, vous dormez peu. Le lendemain, vous écrivez et vous corrigez encore. Les jours et les semaines s’écoulent vite de la sorte ; vous passez l’année à écrire, à corriger et à glisser quelques coquilles par-ci par-là. C’est la besogne ordinaire d’un journaliste qui combat dans le rang de serre-file : les Canadiens lui donnent improprement le nom d’assistant-rédacteur.

Notre ami, M. F. X.., nous parla du voyage qu’il venait de faire aux États-Unis. Son récit nous intéressa vivement, et nous croyons faire plaisir à nos lecteurs en rapportant ici une partie de sa narration, c’est-à-dire celle de la deuxième nuit qu’il passa sur la terre étrangère. Nous laissons la parole à M. F. X… :

« J’arrive à minuit dans une petite ville de l’État de Pensylvanie. Je voulais descendre dans une maison de pension privée ; mais, vu l’heure avancée de la nuit, je dus me rendre au premier hôtel que je rencontrai sur ma route.

« Le lendemain matin, je demande au maître d’hôtel s’il connaît une famille où l’on prendrait un pensionnaire. Comme je posais ma question, un Améri-