Page:Rouleau - Légendes canadiennes tome II, 1930.djvu/58

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une
VEILLÉE CHEZ MA GRAND’MÈRE



« Au temps de ma plus tendre jeunesse, me disait un jour un de mes bons amis de collège, ma grand’mère Josephte me raconta trois histoires effrayantes, que je n’oublierai jamais de ma vie. Veux-tu que je te les raconte à mon tour ?

— Certainement ; il n’y a rien que j’aime autant que ces contes du temps de mes aïeux.

— Ce ne sont pas des contes comme ceux que tu lis dans les Mille et une Nuits, mais des histoires vraies, comme le Discours sur l’histoire universelle de Bossuet. Écoute-moi, et tu verras que je dis la vérité.

— Tu as la parole.

— Comme toute vieille paroisse du nord du fleuve Saint-Laurent, celle de X… a ses légendes de couleur sombre et d’odeur diabolique.

« À l’époque où le vieux rhum de la Jamaïque