Page:Rouleau - Légendes canadiennes tome II, 1930.djvu/94

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« — D’après votre récit, reprit notre ami L…, c’était la bande du Cap-Rouge qui venait se réfugier de temps à autre dans le vieux moulin et que les habitants de notre bonne paroisse prenaient pour le diable ?

« — C’est cela. La Providence s’est servie de ton humble serviteur pour chasser ces brigands du moulin, et voilà tout.

« — Dites donc, père Godin, veuillez bien me raconter d’autres histoires comme celle-là. Je pourrais passer la nuit à vous écouter.

« — Ce sera pour demain ; car, depuis mon aventure, ma vieille ne veut pas que je m’absente plus d’une heure le soir ; elle craint toujours qu’il ne m’arrive quelque malheur, et elle m’aime tant !

« — C’est bien ; demain soir, nous nous rencontrerons sur ce rocher.

« — À demain ! »

« Et nous nous séparons. »