Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t11.djvu/449

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avec vous les risques de ce dépôt, & je m’engage à n’épargner aucun soin pour qu’il paroisse un jour aux yeux du public tel que je l’aurai reçu, augmente de toutes les observations que j’aurai pu recueillir tendantes à dévoiler la vérité. Voilà tout ce que la prudence me permet de faire pour l’acquit de ma conscience, pour l’intérêt de la justice, & pour le service de la vérité.

Rousseau.

Et c’est aussi tout ce qu’il désire lui-même. L’espoir que sa mémoire soit rétablie un jour dans l’honneur qu’elle mérite, & que ses livres deviennent utiles par l’estime due à leur auteur est désormais le seul qui peut le flatter en ce monde. Ajoutons-y de plus la douceur de voir encore deux cœurs honnêtes & vrais s’ouvrir au sien. Tempérons ainsi l’horreur de cette solitude ou l’on le force de vivre au milieu du genre-humain. Enfin sans faire en sa faveur d’inutiles efforts qui pourroient causer de grands désordres, & dont le succès même ne le toucheroit plus, ménageons-lui cette consolation pour sa derniere heure que des mains amies lui ferment les yeux.

Fin du dernier Dialogue.