Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t11.djvu/61

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


des éloges de la philosophie moderne, des oraisons funèbres, des traductions, des satyres.....

Rousseau.

Contre ses ennemis, sans doute ?

Le François.

Non, contre les ennemis de ses ennemis.

Rousseau.

Voila de quoi je ne me serois pas doute.

Le François.

Oh vous ne connoissez pas la ruse du drôle ! Il fait tout cela pour se mieux déguiser. Il fait de violentes sorties contre la présente administration ( en 1772 ) dont il n’a point à se plaindre, en faveur du Parlement qui l’a si indignement traite & de l’auteur de toutes ses miseres, qu’il devroit avoir en horreur. Mais à chaque instant sa vanité se décelé par les plus ineptes louanges de lui-même. Par exemple, il a fait dernièrement un livre fort plat intitule l’an deux mille deux cents quarante, dans lequel il consacre avec soin tous ses écrits à la postérité sans même excepter Narcisse, & sans qu’il en manque une seule ligne.

Rousseau.

C’est en effet une bien étonnante balourdise. Dans les livres qui portent son nom je ne vois pas un orgueil aussi bête.