Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t11.djvu/69

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Le François.

Dites avec la même prévention ; car ceux qui ont senti l’effet contraire, & qui s’occupent pour le bien public de ces utiles recherches sont tous des hommes de la plus sublime vertu & de grands philosophes qui ne se trompent jamais.

Rousseau.

Je n’ai rien encore à dire à cela. Mais faites une chose ; imbu des principes de ces grands philosophes qui ne se trompent jamais, mais sincere dans l’amour de la vérité, mettez-vous en état de prononcer comme eux avec connoissance de cause, & de décider sûr cet article entr’eux d’un cote escortes de tous leurs disciples qui ne jurent que par les maîtres, & de l’autre tout le public avant qu’ils l’eussent si bien endoctrine. Pour cela, lisez vous-même les livres dont il s’agit & sûr les dispositions ou vous laissera leur lecture jugez de celle ou étoit l’Auteur en les écrivant, & de l’effet naturel qu’ils doivent produire quand rien n’agira pour le détourner. C’est, je crois le moyen le plus sûr de porter sûr ce point un jugement équitable.

Le François.

Quoi ! vous voulez m’imposer le supplice de lire une immense compilation de préceptes de vertu rédiges par un coquin ?

Rousseau.

Non, Monsieur, je veux que vous lisiez le vrai système du cœur humain rédige par un honnête homme & publie