Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/191

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Il paroît par la lettre de M. Rousseau, que ce prétendu Académicien de Dijon n’a pas les premieres notions du local d’une Académie où il prétend qu’il occupe une place, lorsqu’il parle de sa terre & de ses fermiers de Picardie, puisque en fait il est faux qu’aucun Académicien de Dijon possede un pouce de terre dans cette province. L’Académie désavoue donc formellement l’Auteur pseudonyme, & sa réfutation attribuée à l’un de ses membres par une fausseté indigne d’un homme qui fait profession des Lettres, & que n’obligeoit à se masquer.

Mais de quelque plume que parte cet ouvrage, & quel qu’ait pu être le dessein de celui qui l’a composé, il sera toujours honneur au Discours de M. Rousseau, qui usant de la liberté des problêmes (la seule voie propre à éclaircir la vérité) a eu assez de courage pour en soutenir le parti, & à l’Académie qui a eu assez de bonne soi pour la couronner.

À Dijon le 22 Juin 1752.

PETIT, Secrétaire de l’Académie des Sciences de Dijon.