Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/282

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prévaudront jamais contre elle. L’Eglise Chrétienne & Catholique est le commencement de l’Empire éternel de Jésus-Christ. Rien de plus qu’elle, s’écrie Saint Jean Damascene, c’est un rocher que les flots ne renversent point ; c’est une montagne que rien ne peut détruire.*

[*Nihil Ecclesia valentius, rupe sortior est.... semper viget cur eam Scriptura montem appellavit ? Utique quia everti non potest. Damasc. To,. 2, pag. 462, 463.]

XXVII. À ces causes, vu le livré qui a pour titre : EMILE, ou de l’Education, par J. J. Rousseau, Citoyen de Geneve. À Amsterdam, chez Jean Néaulme, Libraire, 1762. Après avoir pris l’avis de plusieurs personnes distinguées par leur piété & par leur savoir, le saint Nom de Dieu invoqué, Nous condamnons ledit livré, comme contenant une doctrine abominable, propre à renverser la loi naturelle, & à détruire les fondemens de la religion chrétienne ; établissant dus maximes contraires à la morale évangélique ; tendant à troubler la paix des états, à révolter les sujets contre l’autorité de les Souverain : comme contenant un très-grand nombre de propositions respectivement fausses, scandaleuses, pleines de haine contre l’Eglise & ses Ministres, dérogeantes au respect dû à l’Ecriture Sainte & à la tradition de l’Eglise, erronées, impies, blasphématoires & hérétiques. En conséquence Nous défendons très-expressément à toutes personnes de notre Diocese de lire ou retenir ledit livré, sous les peines de droit. Et sera notre présent Mandement lu au Prône des Messes Paroissiales des Eglises de la ville, fauxbourgs & Diocese de Paris, publié & affiché par-tout où besoin sera. DONNE à Paris en