Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/367

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S’ils n’osent espérer en toi !
Du plus parfait amour la flâme légitime
Auroit -elle offensé tes yeux ?
Ah ! si des feux si purs devant toi sont un crime,
Détruis la race humaine, & ne fais que des Dieux.
Ciel, protecteur de l’innocence,
Eloigné nos dangers, dissipe notre effroi.
Eh ! des foibles humains qui prendra la défense,
S’ils n’osent espérer en toi !


Le Cacique.


Chere épouse, suspends d’inutiles alarmes :
Plus que de vains malheurs, tes pleurs me vont coûter.
Ai-je, quand tu verses des larmes,
De plus grands maux à redouter ?
Mais j’entends retentir les instrumens sacrés,
Les prêtres vont paroître :
Gardez-vous de laisser connoître
Le trouble auquel vous vous livrez.