Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/376

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Pour leur livrer ce crue je hais !
Oses -tu l’espérer, infidelle Carime ?
Les fils du ciel sont-ils faits pour le crime ?
Ils détesteront tes forfaits.
Mais s’ils avoient aimé.....s’ils ont des cœurs sensibles ;
Ah ! sans doute ils le sont, s’ils ont reçu le jour.
Le ciel peut-il former des cœurs inaccessibles
Aux tourmens de l’amour !


SCENE III.


ALVAR, CARIME.


Alvar.


Que vois-je ! Quel éclat ! Ciel ! Comment tant de charmes
Se trouvent-ils en ces déserts !
Que serviront ici la valeur & les armes ?
C’est à nous d’y porter les fers.


CARIME, en action de se prosterner,
Je suis encor, seigneur, dans l’ignorance
Des hommages qu’on doit....


ALVAR, la retenant.
J’en puis avoir reçus :
Mais où brille votre présence,
C’est à vous seule qu’ils sont dus.