Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/398

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Par l’excès du bienfait que j’ai reçu de vous.
Vous possédez déjà la suprême puissance ;
Soyez encore heureux époux.
Je dispose d’Anaxarette,
Ortule, en expirant, m’en laissa le pouvoir.
Philoxis, si sa main peut flatter votre espoir,
A former cet hymen aujourd’hui je m’aprête.


Philoxis.


Que ne vous dois-je point, seigneur,
Que mes plaisirs sont doux, qu’ils sont remplis de charmes !
Ah ! l’heureux succès de mes armes
Est bien payé par un si grand bonheur !


AIR.
Tendre amour aimable espérance,
Régnez à jamais dans mon cœur.
Je vois récompenser la plus parfaite ardeur,
Je reçois aujourd’hui le prix de ma constance.
Ce que j’ai senti de souffrance
N’est rien auprès de mon bonheur.
Tendre amour, aimable espérance,
Régnez à jamais dans mon cœur.
Je vais posséder ce que j’aime ;
Ah ! Philoxis est trop heureux !


LE ROI.
Je sens une joie extrême,
De pouvoir combler vos vœux.