Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/455

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J’ai eu le bonheur de trouver pour Montpellier, en droiture, une chaise de retour, j’en profiterai. Le marché s’est fait par l’entremise d’un ami, & il ne m’en coûte pour la voiture, qu’un louis de 24 francs : je partirai demain matin. Je suis mortifié, Madame, que ce soit sans recevoir ici de vos nouvelles : mais ce n’est pas une occasion à négliger.

Si vous avez, Madame, des lettres à m’envoyer, je crois qu’on pourroit les faire tenir ici à M. Micoud, qui les feroit partir ensuite pour Montpellier, à l’adresse de M. Lazerme. Vous pouvez aussi les renvoyer de Chambéry en droiture, ayez la bonté de voir ce qui convient le mieux ; pour moi je n’en sais rien du tout.

Il me fâche extrêmement d’avoir été contraint de partir, sans faire la révérence à M. le marquis d’Antremont, & lui présenter mes très-humbles actions de graces ; oserois-je, Madame, vous prier de vouloir suppléer à cela ?

Comme je compte de pouvoir être à Montpellier mercredi au soir le 18 du courant, je pourrois donc, Madame, recevoir de vos précieuses nouvelles dans le cours de la semaine, prochaine, si vous preniez la peine d’écrire dimanche ou lundi matin. Vous m’accorderez, s’il vous plaît, la faveur de croire que mon empressement jusqu’à ce tems-là ira jusqu’à l’inquiétude.

Permettez encore, Madame, que je prenne la liberté de vous recommander le soin de votre santé. N’êtes-vous pas ma chere maman, n’ai-je pas droit d’y prendre le plus vif intérêt, & n’avez-vous pas besoin qu’on vous excite à tout moment à y donner plus d’attention ?

La mienne fut fort dérangée hier au spectacle. On représenta