Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/504

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à eux, & de m’exposer par-là à la moquerie des plaisans, qui m’ont raillée de ma sotte crédulité, & des censeurs qui ont blâmé ma conduite peu prudente. Je suis mortifiée, Monsieur, qu’on vous donne une fonction aussi indigne de vous, que de servir de correspondant à de si désagréables affaires. Il ne tiendra pas à moi qu’on ne vous débarrasse d’un pareil emploi, & Madame de Sourgel peut prendre désormais les choses comme il lui plaira, sans craindre que je me mette en frais de répondre davantage à ses injures. Je crois qu’il ne sera pas douteux parmi les honnêtes gens, sur qui d’elle ou de moi tombera le déshonneur de toute cette affaire,

Je suis avec une parfaite considération, &c,

LETTRE VIII.

Montpellier, 23 0ctobre 1737.

MONSIEUR,

J’eu s l’honneur de vous écrire, il y a environ trois semaines ; je vous priois par ma lettre de vouloir bien donner cours à celle que j’y avois incluse pour M. Charbonnel ; j’avois écrit l’ordinaire précédent en droiture à Madame de Warens, & huit jours après je pris la liberté de vous adresser encore une lettre pour elle : cependant je n’ai reçu réponse de nulle part ; je ne puis croire, Monsieur, de vous avoir déplu, en