Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/526

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vous envoie cette plante que pour vous supplier de vouloir bien me la nommer.

De toutes les graces que vous m’avez faites, Madame la duchesse, celle à laquelle je suis le plus sensible & dont je suis le plus tenté d’abuser, est d’avoir bien voulu me donner plusieurs fois des nouvelles de la santé de Mylord Maréchal. Ne pourrois-je point encore par votre obligeante entremise, parvenir à savoir si mes lettres lui parviennent ? Je fis partir le 16 de ce mois la quatrieme que je lui ai écrite depuis sa derniere. Je ne demande point qu’il y réponde, je desirerois seulement d’apprendre s’il les reçoit. Je prends bien toutes les précautions qui sont en mon pouvoir pour qu’elles lui parviennent ; mais les précautions qui sont en mon pouvoir à cet égard comme à beaucoup d’autres, sont bien peu de chose dans la situation où je suis.

Je vous supplie, Madame la duchesse, d’agréer avec bonté mon profond respect.

LETTRE V.

Ce 10 Juillet 1767.

Permettez, Madame la duchesse, que quoique habitant hors de l’Angleterre, je prenne la liberté de me rappeller à votre souvenir. Celui de vos bontés m’a suivi dans mes voyages & contribue à embellir ma retraite. J’y ai apporté le dernier livre que vous m’avez envoyé ; & je m’amuse à faire