Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/559

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remettre à M. Pasquet ; mais il faut auparavant que je feuillete & vuide mes livres dans lesquels j’ai la mauvaise habitude de fourrer en arrivant les plantes que j’apporte, parce que ce est plutôt fait. J’ai trouvé le secret de gâter de cette façon presque tous mes livres, & de perdre presque toutes mes plantes parce qu’elles tombent & se brisent sans que j’y fasse attention, tandis que je feuillete & parcours le livre, uniquement occupé de ce que j’y cherche.

Je vous prie, Monsieur, de faire agréer mes remerciemens & salutations à Monsieur votre frere. Persuadé de ses bontés & des vôtres, je me prévaudrai volontiers de vos offres da l’occasion. Je finis sans façon en vous saluant, Monsieur, de tout mon cœur.

LETTRE IV.

Monquin le 16 Mars 1770.

Pauvres aveugles que nous sommes ! &c.

Voici, Monsieur, mes misérables herbailles où j’ai bien peur que vous ne trouviez rien qui mérite d’être ramassé, si ce n’est des plantes que vous m’avez donné vous -même, dont j’avois quelques-unes à double, & dont après en avoir mis plusieurs dans mon herbier, je n’ai pas eu le tems de tirer le même parti des autres. Tout l’usage que je vous conseille d’en