Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t13.djvu/86

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these est fausse. Si je puis vous en convaincre, j’ai gagné ma cause. Je préférerai toujours l’art d’éclairer & d’instruire à celui d’amuser & de plaire, quand il ne me sera pas possible de les réunir. J’ai l’honneur d’être, &c."

À Dijon, ce 15 Août 1751.

La générosité de M. * * *. combla, mes vœux ; je m’applaudis du parti que j’avois pris ; je dévorai ses notes ; je m’y retrouvai, pour ainsi dire, par-tout. Pour sentir combien cette conformité me flatte, il faudroit savoir tout ce que vaut M. * * *. Je suis persuadé que tous les Amateurs des Sciences & des Arts, se trouveront aussi flattés que moi, & par les mêmes raisons, de la lecture de ses réflexions. J’userai donc dans toute son étendue, du pouvoir qu’il me donne de les publier ; ses motifs me paroissent aussi justes que ses remarques. Elles nous conservent enfin le droit si doux, si flatteur de penser avec Horace, que... le Philosophe n’a dans toute la nature que les Dieux au-dessus de lui....

Ad summam, sapiens uno minor est Jove, dives, Liber, honoratus, pulcher, Rex denique Regum.